22/09/2018

Exploration, Inspiration

Motion Plus Design 2018

Samedi dernier s’est tenue la 4e édition du Motion Plus Design Paris ! Une édition que j’ai trouvé plus orientée sur des réflexions philosophiques (à propos de créativité ou de motivation), alors que les précédentes étaient plus visuelles. Dans les deux cas, on en ressort toujours boosté avec l’envie de créer toujours plus et toujours mieux ! 🔥🔥

La journée de conférence est lancée par David Sheldon-Hicks de Territory studio. J’ai beaucoup aimé le travail de son équipe sur le graphisme et les effets spéciaux du film Ready Player One et autres blockbusters de Science-Fiction. Chaque élément est étudié, a du sens, et ça fait toujours plaisir de voir les dessous de ce genre de productions !

Ensuite, c’est au tour de Baku Hashimoto de monter sur scène. Ce motion designer et « creative coder », comme il se définit lui-même, explore beaucoup de techniques et va jusqu’à développer ses propres outils de création lorsqu’il se sent limité par les existants. Comme lorsqu’il invente un logiciel de rotoscopie 3D avec une Kinect et un projecteur, ou un système de capture pour le stop-motion. Une vraie leçon de créativité !


C’est l’artiste Beeple qui clôture la matinée. Son intervention était essentiellement basée sur des conseils pour mener à bien un projet récurrent comme son fameux Everyday : se donner des objectifs réalistes et quantifiables, ou encore choisir un type de projet qui dépend uniquement de nous, et non d’éléments extérieurs (comme d’autres personnes ou la météo). Il a également insisté sur l’importance de rendre ce type de projet public, car cela permet d’avoir des retours sur notre travail, mais aussi d’être « obligé » de se dire qu’une réalisation est finie (une fois qu’elle est publiée, impossible de la retoucher), et grâce à tout cela : s’améliorer !

L’après-midi est ouverte par Manija Emran, mon coup de cœur de la journée ! Elle commence par exposer un parallèle entre sa vie personnelle et sa carrière : de réfugiée de guerre en Afghanistan à directrice de création à Los Angeles… Un parcours très riche et très audacieux, où elle a pratiqué autant le packaging, que l’affichage, la typographie ou le générique de film, et ce, en frappant à la porte des plus grands tels que Phillipe Apeloig ou Kyle Cooper. Bref, son mantra : sortir de sa zone de confort !

Elle a ensuite présenté en détail quelques travaux comme la typographie Ravenna qu’elle a créée pour le film Blanche-Neige et le Chasseur ou le générique de la série Britannia. C’était très intéressant de voir ses inspirations tirées de l’esthétique psychédélique des années 70 mélangée à l’univers nordique (comme les runes) puis de voir les différentes propositions faites, jusqu’au générique final.

C’est ensuite l’amstellodamois Jeroen Krielaars qui prend la parole. Il nous raconte avec humour ses débuts laborieux pour ensuite nous présenter la création de son site Animography, aujourd’hui célèbre, sur lequel on peut acheter des typographies animées. Il a également parlé de son projet récent A word, a week, pour lequel il donne un thème à un motion designer différent par semaine : à suivre !

Et pour la première fois en 4 ans, une deuxième femme est présente au festival : Joyce N. Ho (Girl power 💪). Celle-ci a d’ailleurs beaucoup parlé de la diversité dans le domaine : « The best projects are always richer when we include different people from all walks of life »

C’est enfin Danny Yount qui clôt la journée. Il a commencé par présenter ses génériques de film et commenter son travail sur Blade Runner 2049. Puis il a parlé de motivation et a donné des conseils et devises comme « Simplicity is a discipline », « Time is precious » ou encore « Details matter ».

Encore une belle édition ! À l’année prochaine 👋

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